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Connaître la Vie de Napoléon à travers dix Œuvres d’Art (Ⅰ)

«Bonaparte n’est point grand par ses paroles, ses discours, ses écrits, par l’amour des libertés qu’il n’a jamais eu […] Il est grand pour avoir créé un gouvernement régulier, un code de lois, des cours de justice, des écoles, une administration forte, active, intelligente […] Il est grand pour avoir fait renaître en France l’ordre au sein du chaos […] Il est grand surtout pour être né de lui seul, pour avoir su, sans autre autorité que celle de son génie, se faire obéir par trente-six millions de sujets […] Il est grand pour avoir surpassé tous les vainqueurs qui le précédèrent, pour avoir rempli dix années de tels prodiges qu’on a peine aujourd’hui à les comprendre. »

—François René de CHATEAUBRIAND (1768-1848), Mémoires d’outre-tombe

Napoléon Bonaparte (1769-1821), le grand militaire et homme d’État français du XIXe siècle, empereur du Premier Empire de France, était à la fois un ambitieux à cheval et un politicien au cour. À l’occasion du 200e anniversaire du décès de Napoléon, écoutons dix trésors artistiques qui racontent la vie du légendaire général.

Napoléon, qui signifie “fils de lion” en italien. Né en 1769 sur l’île de Corse, il fait preuve d’un grand talent dès son enfance et s’intéresse aux mathématiques, à la physique et aux ouvrages militaires. En 1784, Napoléon est sélectionné avec distinction pour entrer à l’École des officiers de Paris, où il se spécialise dans l’artillerie. Après avoir obtenu son diplôme, il entre dans le corps de Raphaël, où il commence sa carrière militaire.

Ⅰ.

«La bravoure procède du sang, le courage vient de la pensée. »  ——Napoléon Bonaparte

Jean-Baptiste-Edouard Detaille
Bonaparte au siège de Toulon, 1793
Photo (C) Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / image musée de l’Armée
Paris, musée de l’Armée

En juillet 1793, Toulon et plusieurs villes du sud se mutinent sous la fomentation de la Grande-Bretagne et de l’Espagne. Au début de la guerre, les navires britanniques et espagnols étaient si forts que la France ne l’emportait pas. Dans cette situation de crise, Napoléon est envoyé et il a élaboré un plan d’action intelligent pour prendre Toulon et vaincre les flottes britannique et espagnole. À cette bataille de Toulon, Napoléon se distingue notablement et conduit l’armée française à transformer la défaite en victoire.

Jean Baptiste Édouard Detaille(1484-1912)  était un peintre académique français. Influencé par sa famille, sa préférence pour la peinture de scènes militaires et sa familiarité avec divers uniformes militaires, il est considéré comme un grand expert de la peinture militaire française. Detaille était méticuleux et fidèle aux documents, tout en conservant la beauté de ses compositions et en recherchant le réalisme.

Dans ce tableau, on peut voir le jeune Napoléon, vêtu de l’uniforme de major bleu, adossé à une meule de foin et déployant une formation de combat, sa posture calme et son regard assuré faisant écho au ciel bleu clair et aux tons vifs du tableau.

Le peintre montre la détermination de Napoléon à gagner la bataille, suggérant subtilement la fin de la victoire française.

Ⅱ.

«Les hommes de génie sont des météores destinés à brûler pour éclairer leur siècle. »  ——Napoléon Bonaparte

Antoine-Jean Gros,
Bonaparte au pont d’Arcole, 1796,
Huile sur toile, 73 × 59 cm,
Château de Versailles, Versailles

Lors de la bataille de Pont d’Arcole, le 17 novembre 1796, le général Bonaparte, âgé de 27 ans, conduit son armée pour vaincre l’Autriche en Italie. Mais en fait l’armée ne parvient pas à franchir le pont d’Arcole.

Cette peinture est la première peinture symbolique propagandiste de Napoléon. Il est représenté dans un uniforme bleu foncé de général républicain, brodé de feuilles de chêne dorées et d’un col rouge, tenant le drapeau de l’armée italienne à sa gauche dans la pose d’un vainqueur sûr et rengainant son épée dans sa main droite, dans toute sa gloire, la fumée roulant derrière lui suggérant un champ de bataille enfumé.

Antoine Jean Gros (1771-1835) était un célèbre peintre néo-classique français. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, la monarchie féodale française dégénère et la bourgeoisie émerge. Le peuple est mécontent des extravagances des princes et des aristocrates, la ferveur révolutionnaire est grande et il aspire aux épopées héroïques et à l’esprit libre de la Grèce et de la Rome antiques. Le néoclassicisme se concentre sur la représentation d’événements historiques et héroïques dans un style rigoureux, digne et harmonieux, combinant la beauté idéale de la Grèce antique et le sens de l’ordre de la Rome antique, afin de servir la révolution politique.

Ⅲ.

«Ce que je cherche avant tout, c’est la grandeur: ce qui est grand est toujours beau. »  ——Napoléon Bonaparte

Jacques-Louis David,
Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard
1801, Peinture à l’huile sur toile, 260 × 221 cm
Musée national du château de Malmaison, Rueil-Malmaison (France)

Mais le portrait néoclassique le plus réussi de tous les temps est sûrement celui du professeur de Gros, le célèbre “Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard” par Jacques-Louis David.

La composition diagonale montre un robuste destrier s’élevant dans les airs, Napoléon s’élevant si haut et si imposant que les montagnes ne sont plus imposantes devant lui ; le rocher au premier plan porte les inscriptions«Hannibal» et «Charlemagne » – l’artiste fait l’éloge de Napoléon en le comparant aux grands conquérants de l’Antiquité.

Cet épisode se déroule au printemps 1800. Ayant gagné le soutien du peuple grâce au coup d’État du 18 Brumaire, Napoléon lance immédiatement une guerre contre le duché d’Autriche, dans l’intention de regagner les territoires perdus. Napoléon fait traverser les Alpes à une armée de réserve par le col du Grand-Saint-Bernard et encercle les arrières de l’ennemi.

Mais la vraie situation était… En raison des conditions climatiques et géographiques, Napoléon a traversé les Alpes à dos de mule et vêtu d’un redingote gris.

Le rendu réussi par le peintre David de l’image courageux et intrépide de Napoléon est resté à jamais dans l’esprit du monde entier.

Ⅳ.

«Je n’ai pas succédé à Louis XVI, mais à Charlemagne.»      ——NAPOLÉON 1ER, À Pie VII, le jour du sacre en la cathédrale Notre-Dame de Paris, 2 décembre 1804.

Jacques-Louis David
Sacre de Napoléon Ier,1805-1807
huile sur toile,621 × 979 cm
Musée du Louvre, département des peintures du Louvre, Paris (France)

Le 2 décembre 1804, dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, Napoléon reçoit la couronne depuis pape Pie VII et la pose sur sa propre tête avant de couronner de ses propres mains l’impératrice Joséphine. Le Premier Empire français est ainsi établi, et Napoléon prend le titre d’empereur Charles le Grand et se fait lui-même empereur.

En 1804, David a reçu le titre de «Premier peintre» de l’empereur. Il a commémoré cette cérémonie officielle par une immense peinture à l’huile représentant un groupe de personnages, de six mètres de large et dix mètres de long, qui a été officiellement achevée en 1807.

L’artiste a choisi l’épisode du couronnement de Napoléon par son épouse Joseph. La lumière est suggérée au centre de la toile, attirant immédiatement l’attention du spectateur sur le personnage principal, entouré de plus d’une centaine de personnes aux costumes et postures variés, que l’artiste a maîtrisés pour faire ressortir la complexité du décor et les effets d’ombre et de lumière en cascade.

Ⅴ.

«Il vous suffira de dire: j’étais à la bataille d’Austerlitz, pour qu’on vous répond: voilà un bravo! »  ——Napoléon 1er

La colonne Vendôme en 2022
Jean-Baptiste Lepère, Jacques Gondouin
1810(Reconstruction 1873-1875)
Place Vendôme, Paris

La bataille d’Austerlitz du 2 décembre 1805 a eu lieu pendant la guerre entre l’Empire français et la Troisième Alliance anti-française. Sous la direction de Napoléon, les Français remportent une victoire décisive sur les alliés russes et autrichiens – la troisième alliance antifrançaise s’effondre et le Saint Empire romain germanique prend la fin.

Napoléon Ier a fait ériger cette colonne commémorative en 1810 sur la place Vendôme. La colonne, qui mesure 44,3 mètres de haut et 3,6 mètres de diamètre, s’inspire de la colonne de Trajan. Le relief en pierres parées de bronze est fondu par plus d’une centaine de pièces de trophées, et est gravé en spirale des événements des cinquante-quatre batailles.

Les angles de la colonne sont décorés de l’aigle, symbole de l’empire, tandis qu’au sommet se dresse une statue de Napoléon, coiffé de la couronne de laurier de l’empereur romain, tenant l’épée dans une main et le globe de la victoire dans l’autre.

 

Bibliographie:

https://collections.musee-armee.fr/edouard-detaille-le-souci-de-la-verite-la-precision-du-metier-la-conscience-documentaire/

https://www.musee-armee.fr/collections/ressources.html

https://collections.louvre.fr/en/ark:/53355/cl010238363

https://www.napoleon.org/histoire-des-2-empires/iconographie/bonaparte-premier-consul/

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